Après avoir accueilli 350 000 spectateurs au cours de 450 représentations aux Folies Bergère d'octobre 2006 à janvier 2008 et après un
retour au Théâtre Marigny depuis octobre 2011, le célèbre musical CABARET, qui avait marqué les esprits du public à Paris et de la
profession avec 7 nominations aux Molières, après le retour au Théâtre Marigny depuis le 6 octobre 2011 , la tournée en France a démarré à Lille ce vendredi !
Pour entrer dans ce « Cabaret », le mot d'ordre est clair : « Laissez tous vos soucis dehors » et vous serez les « bienvenus ». Place au spectacle !
« Cabaret » est la synthèse d'un monde qui va exploser. Nous sommes à Berlin, à la veille de la prise du pouvoir par les nazis. Cliff, un jeune auteur américain s'installe dans la ville pour
écrire un roman. Au Kit Kat Klub, lieu de rendez-vous du monde de la nuit berlinoise, il rencontre l'exubérante Sally Boyle avec laquelle il a une liaison. Si dehors la vie est dure, tout n'est
que légèreté et décadence au Kit Kat Klub. Il suffira de la fureur d'un groupe d'hommes pour faire basculer le monde dans la barbarie.
Le final est d'ailleurs d'une puissance dramatique qui sonne dans un coup de cymbale.
« Ici, les filles sont magnifiques, et même l'orchestre est magnifique », un brin provoc', juste ce qu'il faut pour être politiquement incorrect.
La troupe est à l'unisson.Les comédiens dansent, les musiciens jouent la comédie, les danseurs chantent...Petit bémol pour Emmanuel Moire qui joue le rôle du meneur de revue "Emcee" et qui aurait
pu ajouter un brin de folie ! Mais il se débrouille très bien et je chipote !
Et bien voilà, encore une année qui se termine !!!!
Une année qui se termine, c'est toujours le moment des bilans et, surtout, le moment des bonnes résolutions pour l'année qui va commencer !
Je vous souhaite, de tout coeur, de terminer l'année entouré des vôtres,avec pétulance, champagne et feux d'artifice !! la vie est trop courte pour réveillonner triste !!!
Et pour terminer l'année, un petit résumé de la Comédie Musicale " Mamma Mia" que nous avons vue à Mogador il y a 3 semaines !!! Rien de tel pour donner la pêche et
pour terminer l'année en chantant....et en dansant !
Depuis son lancement en 1999 à Londres, le spectacle "Mamma Mia!", construit autour des chansons du groupe suédois ABBA s'est produit devant plus de 30 millions de personnes à travers 170
villes.
Pas «une tragédie grecque », mais une histoire qui «reflète la gaieté contagieuse de la musique d'Abba». Elle tient en deux lignes: une mère; sa fille, la veille de son mariage; trois hommes. Qui
est le père? Le tout sous le soleil de la Grèce.
Au final, un gentil ( sans signification péjorative ) spectacle romantique dont l'argument principal est de servir d'écrin à des succès imparables dont les titres en français sont tout un
programme: "Un homme après minuit "pour Gimme ! Gimme ! Gimme !," La loi du plus fort " pour The Winner Takes it all ou encore I have a Dream pour Je garde un rêve.
De la chorégraphie enlevée aux lumières sobres, du décor tournant aux costumes flashy et à l'orchestre live, tout est millimétré dans ce spectacle dominé par les personnages féminins. L'ambiance
est bon enfant, parfaitement raccord avec la musique d'Abba, plus pattes d'ef que blouson de cuir, et la morale sauve. Une mélodie du bonheur sauce nordique.La salle termine debout et les
refrains d'ABBA continuent à tourner, des heures après, dans la tête !
Sorti il y a quelques semaines, le nouveau film de Steven Spielberg " Les aventures de Tintin : le secret de La Licorne" a déjà fait couler beaucoup d'encre. Entre les pros et
les antis, le match des critiques est serré.
Le mieux est d'aller voir le film pour se faire sa propre opinion !
Le film s’ouvre sur les images d’Hergé sur un marché. L’artiste est au travail. Il brosse le portrait d’un personnage bien connu sur la place dont le spectateur ne voit que les culottes de
golf… Quand il tend l’œuvre terminée à Tintin, le tableau a la ligne claire d’une bande dessinée ! Hommage émouvant au créateur de Tintin et stratagème permettant au héros d’exister pour
lui-même : une autre aventure peut commencer, celle que Spielberg a imaginée pour lui…
A l’écran, Tintin va se trouver une vraie personnalité. Milou n’a plus besoin de parler pour sauver son maître quand il est en péril. Le capitaine Haddock a tout du vrai boit-sans-soif mais
c’est la faute à son ancêtre, si chevaleresque qu’il a mis des complexes à ses descendants devenus alcooliques de père en fils ! Au-delà de ces détails familiers, attendez-vous à être surpris.
Le réalisateur d’Indiana Jones prend sa liberté par rapport à l’œuvre originale : le château de Moulinsart est en ruines et Monsieur Sakharine, le collectionneur de modèles réduits, cache un
méchant plus dangereux que le Docteur Müller… La Castafiore, qui n’avait rien à faire dans cette histoire, révèle un vrai talent de cantatrice. Il n’y a que le capitaine et Milou pour rester
sourds à ses vocalises.
Les décors sont prodigieux et les clins d’œil à la bande dessinée souvent bien pertinents
Avec ce Secret de la licorne, qui concrétise – enfin – son vieux rêve tintinophile, Steven Spielberg signe et réussit un grand film d’aventures populaire, au bon sens du terme. Rythmé, coloré,
plein de relief, le film alterne l’intrigue et le côté jeu de pistes avec un arrière-plan souvent enlevé, léger, parfois même désopilant. Un bémol quant à la version en 3D qui n'apporte
pas vraiment grand chose.
C’est en présentant, il y a trente ans déjà, le premier volet des aventures d’Indiana Jones que Steven Spielberg avait fait, de passage en Europe, la découverte du foisonnant monde d’Hergé.
La bande annonce en VF
Ce film, comment le nier, résume trente ans d’amour, et trente ans d’une passion de galopin, celle de Spielberg pour le monde de Tintin. Avec un plaisir juvénile qui se ressent d’emblée – aucun
doute possible sur la sincérité de la démarche. Et mis à part une quinzaine de minutes, où le réalisateur d’E.T. sacrifie sans doute inutilement à la loi des cascades chère au cinéma
hollywoodien ( Ben oui ne demandez pas à Spielberg de ne pas faire du Spielberg ! ) on ne cherchera pas la petite bête : l’enthousiasme et l’esprit de l’enfance, indissociable de son
cinéma, sont bien présents.
Il y a moins d'un an, un article sur ce blog faisait l'apologie du spectacle du Cirque du Soleil, Corteo, que nous étions allé voir à Bruxelles !
Ca y est ! Le spectacle est à Paris.
L'occasion de redécouvir ce article...
Samedi après-midi, Bruxelles...
Après " Saltimbanco" à Lille en 2004, après" Delirium" à Paris en 2008, nous venons applaudir notre troisième spectacle du Cirque du Soleil :
"Corteo " !
Est-il encore utile de rappeler l'histoire de ce petit spectacle de rue québécois dans les années 80 devenu la multinationale du " nouveau cirque" et du divertissement avec 22 shows différents en
tournée à travers le monde ?
Corteo, ça raconte quoi ?
Alliant prouesses acrobatiques et jeu d'acteurs, Corteo plonge le spectateur dans un univers théâtral empreint de ludisme et de spontanéité, situé dans un espace étrange entre
ciel et terre. Dans une ambiance de fête foraine, le clown évoque ses propres funérailles, sous le regard attentionné d'une volée d'anges bienveillants.
Opposant le grand et le petit, le ridicule et le tragique, la magie de la perfection et le charme de l'imperfection, le spectacle fait appel à la force et à la fragilité du clown, mais aussi à sa
sagesse et à sa tendresse, pour illustrer la part d'humanité en chacun de nous. Porté par des sonorités tantôt lyriques, tantôt cocasses, Corteo est une fête intemporelle où
l'illusion chatouille la réalité.
Une fois de plus, on en prend pleins les yeux
Les numéros sont époustouflants, le décor et les effets spéciaux audacieux, la musique ( toujours de qualité au Cirque du Soleil ) est d'inspiration européenne.
Les deux heures de spectacle passent beaucoup trop vite. Les numéros ( jonglage, trapèze,équilibre,intermèdes clownesques, jamais d'animaux ) s'enchaînent sans temps mort et avec une perfection
visuelle qui caractérise les spectacles du C d S.
Alors, vite, très vite on attend le retour d'un des grands chapiteaux blancs !!!
La bande annonce du spectacle.
Après son passage en Belgique, Corteo sera en Autriche, en Espagne puis enfin en France.
3 spectacles étaient au programme cette dernière semaine. 3 jolis moments avec un dénominateur commun : la tolérance et l'acceptation de l'autre...
"Inconnu à cette adresse " est le premier
livre de Kathrine Kressmann Taylor, , publié pour la première fois dans sa version intégrale en 1938 aux Etats Unis, soit un an avant que n’éclate la Guerre. Son adaptation au théâtre met en
scène une nouvelle épistolaire au succès international connu dès sa parution en 1938. Elle traite de l'impossible amitié d'un Allemand et d'un Juif Américain, dès lors que Hitler arrive au
pouvoir.
Max et Martin sont deux vieux amis. Et lorsque Martin quitte l'Amérique pour retrouver ses racines
allemandes, un échange de lettre continu s'entame, seul lien entre les deux hommes, mais d'une force semblant pouvoir traverser toute épreuve. Mais Max est juif, et Martin connaît la frénésie de
l'arrivée de Hitler au pouvoir. Les esprits s'embrouillent de passions. Le destin des nations éclipse l'amitié des deux hommes. Chacun emporté dans les excès de l'idéologie, tous deux aveuglés,
ils commettent l'irréparable.
Chapeau bas, pour Pierre Salustrau (Max) et Alain Tardif (Martin) ! Une pièce à couper le souffle, les deux comédiens
ont un jeu qui vous prend aux tripes dès les premiers échanges;Le spectateur perçoit dès les premiers échanges le destin tragique qui se profile à l'horizon.
"Inconnu à cette adressse" : quelques dates sont prévus en 2012 ! Voir votre Billetteried e spectacles
habituelle.
Autre atmosphère, autre époque : La pièce de Théatre " Grand Ecart" de Stephen BELBER avec, en haut de l'afiche,
Thierry LHERMITTE.
Nous sommes à New York, dans un grand loft, un homme d’une petite soixantaine d’années s’affaire pour recevoir des invités. Tobias, Tobi pour les intimes est un danseur et chorégraphe de renom à
la carrière internationale. Il se prépare comme une midinette pour recevoir une jeune femme,Lisa, qui écrit un livre sur une danseuse. La jeune femme est venue avec son compagnon,Mike,un flic sur
ses gardes, tel un chasseur à l’affût. Très vite, il se dégage de lui une antipathie virale. Notre danseur étoile, prima donna un peu frileuse, ressent les conflits entre le couple,
l’ambiance est lourde. Il comprend bien vite que cette interview n’est qu’un prétexte, les questions deviennent intimes, mais pourquoi ?
Le décor nous met d’emblée dans l’ambiance new-yorkaise telle que les séries télévisées nous la présentent (merci Friends et Fame). Grand Ecart est une comédie
d’aujourd’hui.
Stephen Belber a bel et bien écrit une comédie tendre sur la filiation, et une jolie réflexion sur les petits secrets de la danse, de l’amour et du tricot, d’ailleurs l’auteur a tricoté au
point de jersey trois jolis rôles. Assurément, il aime les comédiens. Anne Cressent avance délicatement sur la pointe des pieds tandis que François Feroleto joue le rôle ingrat de Mike, crocheté
avec une laine aux fils barbelés. Tobi est un personnage en or, évitant tous les clichés du genre, il est d’une fantaisie sympathique.
Thierry Lhermitte ( toujours aussi séduisant, si, si ! ) a toujours aimé surfer sur des rôles opposés à son physique avantageux. Plus jeune, il s’ingéniait à jouer le séducteur
ridicule ou odieux. Son allure de jeune premier et son fameux regard à faire tourner toutes les têtes lui permirent d’être tout autant héros, policier, amoureux romantique ou rigolo ! Il
manquait à ce catalogue le danseur étoile et le champion de tricot ! Son aisance, sa légèreté dans le ton et sa silhouette virevoltante nous font penser à un Découflé passant ses loisirs à lire
"Modes et travaux"et apportant une philosophie sur l’amour et le bien vieillir.
"Grand Ecart" de Stephen BELMER, est en tournée dans toute la France jusqu'en 2012.
Les
Ashton Brothers, quatre showmen hollandais déjantés, ont débarqué à Roubaix ce dernier samedi.Leur spectacle, "Charlatans", est inspiré par le cirque, les spectacles de
variété, un mélange de musique moderne et traditionnelle, de comédie et de burlesque.
Un type en fauteuil roulant escalade un poteau métallique, tandis qu’un autre tombe des cintres… dès le début, le ton est donné! Ces quatre hollandais fêlés, dignes héritiers des Monty Python,
relèvent un défi de taille: offrir un véritable show sur le thème de l’accessibilité et du handicap. D’abord grinçant, mais très vite franc, le rire est omniprésent dans ce spectacle où ces
athlètes sont autant clowns que magiciens, chanteurs et musiciens. Et parce que ce langage universel des corps provoque autant l’émerveillement que l’émotion, leurs boutades borderline
parviennent à dédramatiser ce sujet délicat.
Depuis leur premier spectacle, Tragedy of the Underdog (2002), suivi de Ballyhoo ! (2005), Les Ashton Brothers sont devenus des stars
immenses dans leur pays, la Hollande, où ils enchaînent les spectacles, jouant parfois jusqu’à 250 dates par an. Ils n’ont également cessé de tourner partout dans le monde et de remplir les
salles en Ecosse,en Angleterre mais également au Canada, en Lituanie, en Suisse, en Belgique, en Espagne et en France.
Charlatan est en tournée, surtout en Belgique et aux Pays-Bas jusqu'à mi 2012.
L'Opéra de Lille nous propose, pour le premier spectacle de la nouvelle saison, l'Opéra de Stravinski"The Rake's Progress".
Créé à Venise en 1951, cet Opéra en 3 actes conte l'histoire plutôt burlesque de Tom Rakewell qui abandonne sa tendre Anne Trulove pour suivre le diabolique Nick Shadow dans l'alcool, le
jeu et la débauche ( l'action se déroule dans l'Angleterre du XVIIIe siècle )
A la fin de l'oeuvre, dépouillé de tout, Tom sauvera son âme mais n'échappera pas à la folie.
Pour cette production, Arie Van Beek est à la tête de l'Orchestre de Picardie et dirige pour la première fois à l'Opéra de Lille. Autre première, celle de David Lescot dont il s'agit de la
première mise en scène d'Opéra.
La distribution est, comme souvent, internationale : Le ténor américain Alek Schrader interprète le rôle de Tom Takewell. Il est entouré de la soprano allemande
Christiane Karg ( Anne Trulove) et du baryton britannique Christopher Purves ( Excellent dans le rôle de Shadow ). A noter également la présence sur scène
d'Anne Mason dans le rôle de la femme à barbe, déjà vue à Lille dans "les noces de Figaro" et " La Métamorphose.
Surprenante cette oeuvre !
La musique de Stravinski est superbe et les voix des interprètes ( exceptée celle d'Anne Mason, malade lors de la Générale, elle est pardonnée )sont d'une belle tenue.
La mise en scène est sobre et rythmée, la scénographie est ingénieuse ( on passe d'un bordel à un asile d'aliénés en passant par un appartement londonien en quelques éléments de décors ).
On parie sur le succés de ce spectacle ?
"The Rake's Progress" à l'Opéra de Lille, les 8,11,13,16 et 19 octobre à 20h00.
Le comédien-metteur en scène et directeur de théâtre Jean-Marc CHOTTEAU nous propose à Tourcoing une plongée dans ce qui fut le quotidien d'une barre d'HLM de promise à démolition prochaine.
Toutes les 10 minutes,une quinzaine de spectateurs partent pour un voyage à travers cinq appartements,cinq ambiances,cinq tranches de vie dans un HLM.
La comédienne qui nous accueille au bas de l'immeuble ( 6 comédiens différents de la troupe de Chotteau jouent le rôle en alternance ) nous entraîne dans un escalier à la visite d'un monde que
les habitants des beaux quartiers ne voient qu'au cinéma. Au fil des visites d'appartements, les fantômes sortent des placards. De la commerciale de la société de HLM qui vante les avantages du
vide-ordures à la locataire qui fait de la récup, de l'appartement inondé à cause de la baignoire du voisin du dessus à la ( vraie) odeur de frites dans les parties communes, tout sonne vrai,
tout est vrai.
Un travail de décoration soigné ( ou sont ils allés chercher le papier peint "1970's" ? ) et d'excellents comédiens font que le spectateur est transporté dans un autre monde.
Votre serviteur, qui a connu la vie en HLM, y a retrouvé de fugaces moments de vie de des souvenirs de lieux, d'odeurs, de bruits...
C'est un spectacle à voir absolument. La barre d'immeubles va être démolie dans quelques mois. Après, il sera rop tard !
" HLM- Habiter la mémoire" Quartier Belencontre, Tourcoing (F) du mardi 14 au samedi 25 juin 2011 relâche le lundi 20 juin 2011
départs toutes les 10mn entre 19h00 à 22h10 du mardi au samedi
départs toutes les 10mn entre 17h30 à 20h40 le dimanche