J'ai parfois l'impression de passer ma vie à applaudir, moi !
"Saine occupation" me direz vous ! Et il y a pire comme supplice !
Ce dernier week-end, petit séjour parisien avec deux spectacles très différents !!!
Samedi soir au café de la gare ( oui celui créé par Romain Bouteille et Coluche ), "Le Tour du Monde en 80 jours".
En 1872, le britannique Phileas Fogg et son valet Passe Partout relèvent un pari insensé : faire le tour du monde en 80 jours. Défi incroyable mais mathétiquement possible! Au cours
d'aventures cocasses sur les quatre continents, ils croiseront des personnages haut en couleur et atypiques : une princesse indienne menacée de sacrifice, deux loosers dans un Western débridé, un
fumeur d'opium et bien d'autres encore. Mais pourchassés par un inspecteur de police prêt à tout pour les arrêter, le temps passe et les obstacles aussi prévisibles soient-ils, sont bien difficiles
à surmonter quand le tout Londres s'attend à leur échec...
A l’aide de 2 planches de bois et d’un rideau, les comédiens nous font voyager à travers la
planète, le tout sous le regard flegmatique d’un Fogg qui voyagerait presque avec le petit doigt en l’air. Ajoutez à cela des personnages complètement déjantés, saupoudrez d’anachronismes qui
frisent l’absurde, et salez avec des jeux de mots savoureux… vous avez là une pièce délicieuse et vraiment drôle.
C'est une comédie complètement décalée. Décalée dans l’espace – puisque les personnages nous font voyager de
Suez à Hong Kong en passant par Bombay – mais aussi (et surtout) décalée dans le temps : Quoi de plus hilarant que d’assister à un spectacle qui, bien qu’existant depuis déjà 3 ans, adapte son
texte au goût du jour ( Philéas Fogg déplore le fait qu’il manquera la dernière saison de Desperate Housewives à cause de son voyage !
Rien n’est laissé au hasard, qu’il s’agisse des coutumes et des costumes, avec toujours une pointe d’humour très bien reçue. Les comédiens sont exceptionnels de drôlerie et polyvalents : comédie,
chant, danse, improvisation ( parfois )..On a parfois l'impression d'être au milieu d'une comédie musicale !
Bref, on rit du début à la fin !
Un spectacle " Incredible ", n'est il pas ?
Dimanche après-midi ! Changement complet de style...la grosse machine " Disneyenne" avec un
spectacle tout en couleurs, en décors et costumes somptueux et en chanson et musiques d'Elton John : Le Roi Lion est au théâtre Mogador et en est à sa troisième saison (
plus d'1 million de spectateurs à ce jour rien qu'en France )
La salle est pleine. Le théâtre, racheté en 2006 par Stage Entertainement France ( filiale d'une société néerlandaise propriétaire de nombreux théâtres dans le monde, a été rénové et aggrandi pour
les besoins de cette superproduction quasi hollywoodienne.
On connait tous l'histoire du Roi lion : Comme le dit une des chansons phares de la comédie, c'est
l'histoire de la vie !
Un lionceau, fils du roi des animaux, doit affronter à la mort de son père, son oncle qui veut absolument et par tous les moyens accéder au trône. Trahisons, alliance avec les méchantes hyènes,
coups bas, grands moments d'émotion, réconciliations, bons sentiments..C'est du disney pur jus et comme à chaque fois, cela fonctionne !
Les décors et les lumières sont une absolue réussite.
Les personnages ( humains, animaux, végétaux ) sont d'une grande originalité : les mécanismes de scène sont visibles. On donne aux spectateurs l'évocation d'une idée.L'acteur reste lui même et ne
se cache pas totalement derrière un masque ou un costume.
Bref on passe un super bon moment. 2 bémols :
- L'adaptation française des chansons n'est pas d'une grande fluidité et on sent parfois " le mot à mot".
- Quelques temps morts entre les "grands et beaux moments de bravoure."
Dépéchez vous de réserver...La der des der aura lieu le 25 juillet 2010 !!!
Extrait du spectacle ( distribution différente de celle venue à Lille )
Samedi soir, 3eme représentation ( sur les 4 prévues ) du célèbre ballet " Giselle" revu et corrigé par le chorégraphe Mats Ek en 1982.
Giselle est un ballet composé par Adolphe Adam, sur un livret de Théophile Gautier.
Depuis sa création le 28 juin 1841 à l'Opéra de Paris, Giselle est considéré comme le sommet, l'apothéose, sinon le symbole même du ballet romantique.
La version originale, sur un livret de Théophile Gautier et une musique d’Adolphe Adam, raconte comment la pauvre Giselle, séduite par un noble et fourbe seigneur, meurt en découvrant le
mensonge dont elle est victime. Le fantastique — alors très à la mode — permet à Giselle de devenir un esprit qui ne cessera de défendre son prince.
Élevé au panthéon du ballet romantique depuis sa création à l'opéra de Paris en 1841, Giselle a immuablement été inscrit au répertoire de toutes les grandes compagnies, jusqu'à ce que le
chorégraphe suédois Mats Ek s'y attaque à son tour en 1982 : l'histoire ne se passe plus dans l'Allemagne des contes de fées et du merveilleux mais sur une île des Tropiques puis dans un
asile d'aliénés avec une forte dose de surréalisme.
La danse de Mats Ek est très marquée par le théâtre. Ici, il dépasse le tragique du livret d’origine faisant de Giselle une idiote de village abusée par un séducteur citadin et moqueur,
transformant le surnaturel en un asile psychiatrique.
Le spectacle présenté par le ballet de l'Opéra de Lyon, l'une des plus grandes compagnies internationales, est d'une grande beauté.On est loin du ballet classique,ses tutus et ses
chignons.J'avoue ne pas connaître beaucoup de choses sur la danse ( classique ou contemporaine ) et que, souvent, je m'ennuie très vite devant ce genre de spectacle.
Mais le spectacle, présenté sur la scène de l'Opéra de Lille, vous happe littéralement. La superbe musique d'Adam, le talent de la troupe de l'Opéra de Lyon ( mention spéciale à Denis
Terrasse, magnifique Albrecht), les décors peints, la chorégraphie de Ek à la fois classique et contemporaine,font que ce ballet est une réussite et aussi une magnifique ode à la
différence.
D'autres représentations sont prévues en France, à Colmar, Bordeaux,Châlon sur saone.. http://www.fnacspectacles.com
Vu, samedi soir, au Colisée de Roubaix, la superbe pièce " Le diable d'homme", d 'Antoine Rault avec l'époustouflante (
le mot n'est pas trop fort) interprétation de Claude Rich dans le rôle du Cardinal Mazarin.
Paris, 1658. Le Cardinal Mazarin, parrain et mentor du jeune roi Louis XIV, prépare la paix des Pyrénées, qui mettra fin à la guerre avec l'Espagne : il enjôle la
reine mère, Anne d'Autriche (Geneviève Casile, parfaite ), régente du royaume ; il calcule, il combine et il s'enrichit.
La paix sera bientôt scellée par le mariage de Louis avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse, mais le jeune coq s'est amouraché d'une des nièces du cardinal, Marie
Mancini .
Bref, il faut qu'il épouse Angela Merkel, pas Carla Bruni, et qu'il apprenne son métier de roi !
La pièce s'attache à montrer les fragilités des uns et des autres face aux dures lois de la politique. Le public retrouve dans les dialogues des situations actuelles : les caisses de l'Etat
sont vides , les hommes politiquent promettent mais ne tiennent pas leurs promesses,
C'est aussi une leçon de crépuscule : Mazarin sent que son corps l'abandonne tandis que Colbert guigne sa place. Claude Rich ,même en cabotinant parfois,
met de la grâce et de la distinction dans son personnage de canaille rusée, roublard.
Les décors ( simples mais étonnants ), les costumes et la mise en scène ajoutent au bonheur du spectateur.
La salle finit debout en une ovation bien méritée
Samedi soir, Générale de la nouvelle création de l'Opéra de Lille : Eugène Onéguine de Tchaïkovski.
Créé en 1879 au Théatre Maly de Moscou, chef-d’œuvre d’une tendresse musicale hors normes et d’une sensibilité extrême, Eugène Onéguine (en russe Евгений Онегин ;
prononcer Ievguenī Onieguine), est de ces quelques opéras « à part ».
Alors que ses contemporains composent des opéras toujours plus héroïques, épiques et grandiloquents, Tchaïkovski adapte en musique un roman intimiste de Pouchkine, bijou de finesse,
d’amour et de haine, de bonheur et de désespoir.
Eugène Onéguine fait basculer les destins. À peine croise-t-il le regard de Tatiana qu’elle tombe amoureuse et lui écrit une lettre fatale dont elle ne se remettra jamais.
Pour un conflit qu’il sait stupide, il provoque en duel son ami Lenski et le tue. Après l’exil, Onéguine retrouve Tatiana dont il tombe éperdument amoureux, mais il est trop tard !
L'oeuvre est L'opéra d'un amour manqué, d'un adieu à la jeunesse définitivement disparue, sans doute assez représentatif de l'âme russe de cette fin du XIXe siècle.
Cette histoire de jeunes gens et de leurs folies de jeunesse, dirigée par Pascal Verrot à la tête de l’Ochestre de Picardie, est racontée par des chanteurs russophones qui ont
tous l’âge de leur rôle. Le rôle-titre est tenu par AudunIversen, qui fait à cette occasion ses débuts en France. Tatiana est Dina Kutznetsova, qui après des études aux États-Unis débute une carrière internationale de Covent Garden à l’Opéra de Chicago ;
Lenski est un jeune ténor de Moscou, Sergei Romanovsky ; Olga, la britannique Louise Poole, et le polonais Wojtek
Smilek chante le Prince Gremine.
La mise en scène , très classique mais efficace, a été confiée à Jean-Yves RUF. Pascal Verrot dirige l'orchestre national de Picardie et sert admirablement la musique de Tchaïkovski.
Les voix sont magnifiques ( mention très bien à Dina Kutznetsova qui joue tatiana )
Costumes épurés, décors classiques (voilages blancs qui symbolisent la sensualité des étés russes et qui deviennent noirs après le duel ), sont la cerise sur le gâteau de ce spectacle d'une
grande qualité.
Représentations à l'Opéra de Lille, les 12,14,17,19 et 22 janvier 2010.
Plus d'infos et Réservations sur www.opera-lille.fr
Vu le film événement de la fin d'année 2009, AVATAR de James CAMERON, le réalisateur de titanic, Abyss,Terminator, Aliens...
L'action se déroule sur la planète Pandora et traite du choc entre des humains venus ici exploiter un minerai rare et susceptible de résoudre la crise énergétique sur terre (nous
sommes en 2154), et la population autochtone, les Nav'i qui vivent en parfaite symbiose avec leur environnement et tentent de se défendre face à l'invasion.
Un programme est créé par les terriens, le programme "Avatar " qui va leur permettre de contrôler des corps Na'vi clonés associés à des gènes humains, afin de s'insérer dans la population et de
tenter de négocier avec elle, dans la mesure où le clan « Omaticaya » est installé dans un gigantesque arbre-maison situé sur un des principaux gisements de ce minerai
dénommé Unobtanium. Le personnage central de l'histoire est Jake Sully ( le très mignon acteur Sam Worthington, un temps pressenti pour remplacer Pierce Brosnan
dans James Bond ) , marine paraplégique qui, via son avatar, va devoir choisir son camp... avec le destin de la planète en jeu.
Ce film est l'un des plus coûteux de toute l'histoire du cinéma ( le budget d'Avatar s'élève à cinq cent millions de dollars ) mais son succès public fulgurant lui permet de dégager des
bénéfices après dix jours d'exploitation.
Disons le tout de suite : je ne suis pas fan des films " héroic fantasy" qui font la part trop belle aux effets spéciaux au détriment de l'histoire, des acteurs ou du scénario.
AVATAR est autre chose : L'histoire est très bien écrite et se tient ( même si elle peut paraître simpliste au départ : les méchants blancs occidentaux qui envahissent une
planête habitée par de gentilles créatures proches de la nature ) ;
Les effets spéciaux ( l'essentiel du film est tournée en images de synthèse ) sont époustouflants ; la 3D nous plonge au milieu de l'action ( Il faut voir le film avec les lunettes 3D mais
toutes les salles ne proposent pas cette version ) ; la BO est de toute beauté .
On est surpris, on rit, on est ému, on se prend d'amitié pour certains personnages.
Certes, on est à Hollywood : les bons sont très bons, les méchants très méchants et la fin est....chuttt, je ne vous en dis rien.
Saluons la présence de Sigourney Weaver, rescapée des "Aliens" et toujours à l'aise dans ce type de rôle.
Ce film est, en outre, une ode à l'écologie : l'homme a épuisé les ressources naturelles de sa planête et colonise, à tout prix, d'autres mondes à son propre profit. Quelles que soient les
conséquences !!! Ca ne vous rappelle rien ?
Un AVATAR 2 et un AVATAR 3 sont déjà prévus ( la fin du film est largement ouverte ) et les recettes colossales du film font que c'est inévitable...
Le DVD est, d'ores et déjà, prévu pour avril 2010.
Ce dimanche, " La fabuleuse Histoire de Bollywwod" était au Colisée de Roubaix pour deux représentations (
Après Bharati ( déjà évoqué ici ) en 2007 et 2008, La fabuleuse Histoire de Bollywood est un mélange de danses, musiques, et traditions de l'Inde. Sa
diversité géographique, linguistique, historique et philosophique, ses peuples et innombrables coutumes, ont servi d'ingrédients à la réalisation de ce spectacle.
La Fabuleuse Histoire de Bollywood est servi par les plus grandes pointures de la scène cinématographiques bollywoodienne. La famille Merchants
se trouve ainsi être à l'origine du projet mais aussi au cœur de l'intrigue. Shri Hiralal et sa petite-fille, Vaibhavi Merchant, sont les personnages centraux de
cette fable qui relate les conflits intergénérationnels et surtout culturels au sein de la société indienne, la place de la femme en est l'inspiration fondamentale.
La beauté des danses indiennes renvoit à la complexité des traditions nationales où s'entremêlent religion, culture et mœurs.
Ce spectacle plonge le public dans une atmosphère multicolore trépidante. La Fabuleuse Histoire de Bollywood est une comédie musicale et dansante, riche, subtil et variée. Elle
met en scène une trentaine d’artistes qui résument 100 ans de musique en 100 minutes.
Des décors, du kitsch à souhait, des costumes traditionnels, une histoire de famille, une histoire d’amour, de reconnaissance… Tous les ingrédients pour une comédie musicale
bollywoodienne sont réunis.
La salle est debout, à la fin du spectacle, pour une ovation bien méritée !
Les Québécois du cirque Éloize sont dans la métropole !
Les créations de ce drôle de cirque aérien et poétique ont déjà fait le tour du monde.Nous partons dans ce spectacle sur les traces de nos souvenirs d’enfance. Les artistes s’adonnent à des
jeux de gamins : les garçons jouent aux durs, les filles rêvent au prince charmant… Pour une amourette, que ne ferait-on pas ? Grimper aux étoiles, gonfler ses muscles, danser sous la pluie…
Prouesses physiques et de poésie enjouée, Rain explore la douce nostalgie d’instants appartenant à l’enfance. Acrobatie, jonglage, équilibre, voltige aérienne, contorsion, musique et chant
rythment ce ballet qui mêle force et fragilité, jusqu’au final, éblouissant et...humide !
Au final, un spectacle à voir même si nous sommes restés un peu sur notre faim pendant la première partie, un peu plus faible et sans vraiment de surprises. A voir en famille !
Eloize vient du patois acadien qui signifie « éclair de chaleur » aux îles de la Madeleine, archipel situé à un peu plus de 200 km des côtes est du Québec et lieu d’origine de la
compagnie.
Le Cirque Éloize est une troupe du nouveau Cirque Canadien fondée en 1993
6 spectacles ont été créés depuis 1993.Depuis sa fondation, il met l’accent sur la scénarisation, tout en faisant de l’acrobatie une partie intégrante de la mise en scène.
Le Cirque Éloize a présenté plus de 3000 représentations dans plus de 300 villes et 30 pays des quatre coins du monde
Roland Emmerich aime pulvériser les États-Unis. Après Indépendance Day et Le Jour d'après , avec "2012" , le
film-catastrophe lorgne cette fois vers une théorie apocalyptique fondée sur le calendrier maya : le 21 décembre 2012, un cycle prendra fin.
Là-dessus se sont greffées des croyances pseudoscientifiques, avec alignement de planètes et inversion du champ magnétique à la clé. Résultat : un florilège de cataclysmes - tremblements de
terre, éruptions volcaniques - que le film projette sur l'écran avec une débauche inouïe d'effets spéciaux. Les amateurs de films catastrophes resteront cloués sur leur
fauteuil de Cinéma. Les autres ne manqueront pas de souligner les incohérences du scénario, les lieux communs et les poncifs du genre ( les russes sont toujours un peu méchants, etc...).
Mais l'histoire tient debout quand même.
Mais 2012 s'engouffre aussi dans la thèse conspiratrice : le gouvernement américain est au courant de la catastrophe. Il décide donc, en secret, de ne sauver que quelques privilégiés
dans une arche de Noé cinglant vers l'Himalaya, tandis que l'humanité d'en bas - un romancier divorcé (John Cusack) et sa famille - tente le sauve-qui-peut.
Mais le plus singulier reste le marketing viral suscité sur Internet par 2012 . Un site mystérieux, faux nez du film, The Institute for Human Continuity, a proposé un tirage au sort
pour faire partie des heureux élus en 2012 et a mis en ligne un document prétendument confidentiel selon lequel la Nasa aurait déjà pris ses précautions. Balivernes ? Des adolescents un peu
crédules parlent de se suicider avant 2012. L'affaire a été prise au sérieux par un expert, David Morrison, qui a décidé de réfuter toute cette agitation new-age sur le site de la
Nasa. On peut rappeler que 2012 n'est qu'un film et que, malgré son titre, il est déjà dans les salles.
Prévoyez des vitamines...on est plutôt crevé à la fin de la projection ! La fin du monde, ça vous fatigue toujours un peu !!