
Vu, samedi soir, au Colisée de Roubaix, la superbe pièce " Le diable d'homme", d 'Antoine Rault avec l'époustouflante (
le mot n'est pas trop fort) interprétation de Claude Rich dans le rôle du Cardinal Mazarin.
Paris, 1658. Le Cardinal Mazarin, parrain et mentor du jeune roi Louis XIV, prépare la paix des Pyrénées, qui mettra fin à la guerre avec l'Espagne : il enjôle la
reine mère, Anne d'Autriche (Geneviève Casile, parfaite ), régente du royaume ; il calcule, il combine et il s'enrichit.
La paix sera bientôt scellée par le mariage de Louis avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse, mais le jeune coq s'est amouraché d'une des nièces du cardinal, Marie
Mancini .
Bref, il faut qu'il épouse Angela Merkel, pas Carla Bruni, et qu'il apprenne son métier de roi !
La pièce s'attache à montrer les fragilités des uns et des autres face aux dures lois de la politique. Le public retrouve dans les dialogues des situations actuelles : les caisses de l'Etat
sont vides , les hommes politiquent promettent mais ne tiennent pas leurs promesses,