1967...le quartier Saint
Sauveur, derrière l'hôtel de Ville, est devenu insalubre.
Les démolisseurs sont au travail.
Document muet.
1967...le quartier Saint
Sauveur, derrière l'hôtel de Ville, est devenu insalubre.
Les démolisseurs sont au travail.
Document muet.
L'Opéra de Lille a fait un triomphe samedi soir ( ainsi que vendredi et dimanche ) à Eastman, la troupe de Sidi Larbi Cherkaoui qui présentait sa création 2010 " Babel ( words ) ". Il y a de quoi tant l'énergie déployée sur scène est contagieuse.
Assisté à la chorégraphie de Damien Jalet, autrefois un de ses interprètes, Sidi Larbi Cherkaoui imagine une supposition qui sert de trame : que serait-il advenu si Babel avait réussi et que cette tour sans fin avait atteint le ciel ?
Joli point de départ ! Des musiciens en arrière-plan, une douzaine de solistes venus des 4 coins du monde. Et surtout un ingénieux dispositif scénographique du sculpteur Antony Gormley. Ces structures, des cages évidées,épurées au maximum serviront de maison, de murs, de prison, de ring...
Cherkaoui et Jalet ont imaginé des chorégraphies de gestes qui empruntent au langage des signes ou des mouvements façon robots très humains. Un passage entier autour de la langue anglaise se finit en bataille rangée mais au ralenti.
La superbe musique est servie par des musiciens italiens,japonais et indiens de haute volée !
Surtout, surtout, pour ceux qui n'ont pas vu le spectacle ou qui ne le verront pas, jetez un oeil sur la vidéo ci-dessous.
Enthousiasmant, visuellement magnifique, positif mais réaliste,multiculturel,souvent politiquement incorrect,avec de vrais moments de comédie,d'autres de poésie pure...On adhère !
Populaire dans le sens noble du mot !
C'est ce que j'ai ressenti hier soir lors du concert de Christophe WILLEM au Théatre du nouveau
Casino Barrière à Lille.
Populaire parce que le public ( conquis d'avance comme souvent lors d'un concert ) est de toutes les générations, de tous les âges ( de la mamie de 80 ans aux fillettes de 8 ans ) et de toutes les sexualités ! Une grande complicité existe entre lui et ses fans.
Populaire parce que ses chansons vous trottent dans la tête dès que vous les écoutez une ou deux fois.
Populaire parce que l'artiste ( 27 ans seulement ) n'a pas l'air de se prendre la tête ou de l'avoir grosse ( la tête ), discute avec son public, raconte ( un peu ) ses petites misères entre deux morceaux.
Populaire parce que la salle est rempli.
Populaire même si sa carrière est, somme toute, très neuve.
Populaire parce qu'il n'hésite pas à se risquer dans des reprises osées de tubes mondiaux ( Mickaël Jackson, Madonna...) Il ose tout !
Plus de 2h30 pendant lesquelles la salle est debout, les mamies se trémoussant pendant que les adolescentes se pâment et les pères de famille semblent connaître les chansons par coeur.
En bonus, l'artiste nous a chanté quelques titres de son prochain album.
Bon, donc inutile de dire que l'on passé une excellente soirée.
Vous avez dit transgénérationnel ?
Un petit mot sur ce nouveau complexe touristique qu'est le casino-Barrière de Lille : Bel édifice moderne lumineux. L'un des restaurant ( que nous avons testé hier ) est agréable et les plats sympas. Les prix ne sont pas excessifs.
La salle de spectacle ( 1200 places quand même ) est très fonctionnelle et dotée de tous les équipements les plus modernes. L'accoustique a semblé correcte au profane que je suis.
Pas visité la partie "Casino". Ce sera pour une prochaine fois.
Encore des problèmes liés à la circulation en ville...
Au pied du beffroi de la mairie, le maire de l'époque, Augustin LAURENT présente les difficultés de circulation d'une ville englobée dans une agglomération de 500 000 habitants, capitale régionale et siège de nombreuses administrations.
Il y a 30 000 véhicules domiciliés à Lille, mais 50 000 voitures plus de nombreux scooters et autres vélos sillonnent les rues. La ville a un projet de réglementation de stationnement. Pour faire respecter ce genre de mesures, il faudrait 30 agents de police supplémentaires qui ne peuvent être fournis par la direction de la police.
Au cours de l'interview est montré le trafic des voitures, tramways et deux roues dans le centre, place du théâtre et entrée de la rue Faidherbe. L'occasion renouvelée de jeter un regard nostalgique ou non sur notre bonne vieille Capitale des Flandres.
Le Tri
postal( lumineux depuis sa rénovation estivale ) présente, jusqu’au 16 janvier 2011, un ensemble d’œuvres d’art contemporain mises à disposition par le célèbre collectionneur britannique Charles
Saatchi.
La manifestation est une émanation de trois expositions : The revolution continues (2008) consacrée à la scène artistique chinoise émergente, Unveiled : new art from the middle east (2009) qui a révélé les artistes du Moyen-Orient et The empire strikes back : indian art today (2010) dans laquelle l’Inde était à l’honneur.
Les œuvres choisies pour baliser cette Route de la soie ont été réalisées par des artistes d’origines chinoise, indienne, iranienne, palestinienne, libanaise, égyptienne, afghane et pakistanaise, révélés par la Saatchi Gallery. Ils rendent compte des symptômes des sociétés de leur pays : la censure, l’aliénation de la femme, la guerre, la violence…
Tradition et modernité
Pour l’essentiel, les œuvres présentées ici sont récentes et le fait d’artistes relativement jeunes.
Elles concilient avec beaucoup de subtilité modernité et tradition, politique et poésie.
Certaines s’imposent, d’emblée. C’est le cas par exemple du monumental autoportrait de Zhang Huan, recouvert de cendres d’encens récupérées en partie dans des temples de Shangai.
C’est aussi le cas de l’étonnante installation de Sun Yuan et Peng Yu, Old Persons Home (2007), qui figure une douzaine de vieillards impotents dont on imagine aisément les anciennes responsabilités - militaires, religieuses, économiques… -, contraints désormais de se déplacer sur des chaises roulantes. Une œuvre qui rappelle que la conditionne humaine est fragile et le monde chaotique.
Dans ses portraits, la photographe iranienne Shadi Ghadirian met en scène une figure féminine voilée, un gant de ménagère en latex, un ustensile de cuisine ou un balai en guise de visage, symbole d’une aliénation millénaire.
On pense aussi au cœur gigantesque de baleine bleue en résine, recouvert d'une centaine de bindis, symbole traditionnel du troisième œil, œuvre de l’Indienne Bharti Kher.
Une expo étonnante, déroutante mais passionnante à voir, de préférence, en version " visite guidée".
La route de la soie, Jusqu’au 16/01/2011.
Ouvert les mercredi, jeudi et dimanche de 10 h à 19 h et les vendredi et samedi de 10 h et 20 h.
Visite guidée pour les groupes sur réservation du mercredi
au vendredi.
Tri postal, avenue Willy-Brandt à Lille.
Petite nouvelle semaine dans la Grosse Pomme !
Quand on aime, on ne compte pas !
3eme séjour et toujours des découvertes, des confirmations, des surprises, de la pluie, des images, des souvenirs,un retour chaotique, des milliers de pas journalier, des hamburgers, du spectacle, de la hauteur, du beau, du moins beau, de la splendeur,de la misère...
Et, pour changer, le petit résumé en images et en musique proposée dans le blog est un subtil mélange entre mes photos et la musique originale de mon copain de collège Jean-Philippe que je remercie encore ici !
A Lille on a installé pour la première fois place Rihour des "bornes" (parcmètres) pour le stationnement payant.
Monsieur PETIT, Ingénieur subdivisionnaire de la Métropole, explique que ce système permettra un roulement des véhicules en stationnement. Puis il montre le fonctionnement de la "borne" alimentée par des pièces de 1 franc ou 20 centimes.
Plusieurs techniques ont été testées pour voir s'il était possible de frauder; l'appareil semble fiable...
Les automobilistes donnent leur avis. Un monsieur semble satisfait, une dame aussi même "s'il n'est jamais agréable de payer vingt sous". Mais ayant l'intention de rester deux heures pour aller chez le coiffeur, monsieur PETIT a du mal à la convaincre qu'il n'est pas possible d'aller au-delà de 1 heure 30 !
Depuis d'autres systèmes plus modernes sont venus nous soutirer " nos sous"...
Nouvelle saison, nouvelle programmation, nouvelles ambitions de cette belle maison d'Opéra.
La saison dernière s'était achevée en apothéose avec le grand succès remporté par Carmen.
Pour cette saison 2010 2011, l'Opéra de Lille parcourt plus de 300 ans d'Opéra : baroque ( Orlando de Haendel ), romantique ( L'elixir d'amour de Donizetti et Macbeth de Verdi ) , contemporain ( La métamorphose création de Michaël Levinas d'après Kafka )
-Orlando, dont c'était la Générale hier soir, est sans doute l’un des opéras les plus originaux et les plus beaux de Haendel. "Orlando" relate l’histoire classique du preux paladin Roland passionnément épris de la reine Angélique. Pourtant, celle-ci lui préfère le prince Medoro et la jalousie obsessive du héros le conduit à une violente folie avant qu’il ne recouvre la raison grâce à l’intervention du mage Zoroastro.
Haendel offre une œuvre exceptionnel par sa construction, sa richesse mélodique, la puissance de son orchestration, ses récitatifs et ses airs de bravoure.
La mise en scène du grand metteur en scène britannique David McVicar est d'une rare originalité.
Les décors sont époustouflants et sont sans doute les plus gigantesques et inventifs que l'Opéra de Lille ait accueillis depuis longtemps.
La musique, une fois de plus, est conduite avec brio par le Concert d'Astrée emmené par Emmanuelle Haïm.
La distribution est internationale et de talent, la chorégraphie signée Andrew George mèle habilement modernité et classicisme.
Le profane que je suis n'a déploré que quelques longueurs dans certains airs solos, longueurs balayées le plus souvent par la beauté des voix.
maquette d'un des décors d'Orlando.
Orlando est une coproduction Opéra de Lille - Théâtre des Champs Elysées - Opéra de Dijon.
Représentations à l'Opéra de Lille les 9,12,14,17,20 et 23 octobre.
Vous trouverez toutes les dates, les tarifs,les abonnements, la programmation sur le site de l'Opéra :