Des voyages, encore des voyages, la famille, les amis, des spectacles...Une année en musique et en photos !
Des voyages, encore des voyages, la famille, les amis, des spectacles...Une année en musique et en photos !
Week-end parisien hivernal et enneigé !
L'occasion d'apprécier le spectacle d'Arturo Brachetti aux Folies Bergères ! C'est, en outre, la première fois que nous entrons dans ce monument du spectacle parisien de 150 ans !
Enfant, tout le monde s'est déguisé !
Lui, en a fait son métier !
Après 5 ans de tournée mondiale, Arturo Brachetti revient donc à Paris... la ville où a débuté le succès de sa performance jamais égalée !
Au programme, plus de 80 personnages nous emmèneront au cœur du 7ème art.
Quand Arturo Brachetti fait son cinéma, la caméra s’emballe, parcourant les époques et les styles ; de Charlot aux films d’horreur, des comédies musicales aux dessins animés, de la
science-fiction aux films d’aventures.
Il convoque les personnages mythiques d’hier et d’aujourd’hui, les faisant surgir puis s’évanouir en 24 images seconde ou presque.
Dans un nouveau décor, les vidéos rythment le show tandis qu’il surgit, facétieux, poétique, léger, insaisissable et diablement généreux…
Il rend à chaque spectateur ce qu’il possède de plus précieux… son âme d’enfant
C'est le spectacle familial à voir en cette fin d'année !
"Arturo Brachetti fait son cinéma" aux Folies Bergères jusqu'au 16 janvier 2011.
Puis plusieurs dates en France jusqu'en mai 2011.
Site officiel : http://www.brachetti.com/
Jamais les murs et les sièges de la Grande salle de l'Opéra de Lille n'auront,sans doute, autant tremblé !
La création 2010 du chorégraphe israëlien Hofesh Schechter, "Political Mother" était présentée ces deux derniers soirs.
Ancien danseur de la Batsheva Dance Company,Hofesh Shechter est une des étoiles montantes de la danse contemporaine.
En un temps record, il vient d'imposer sur les scènes internationales une danse brute et intense, à la fois jouissive et militante, très probablement influencée par les souvenirs des années vécues en Israël.
L'engagement physique des danseurs allié à une musique rock ( même hard rock ) composée par le chorégraphe et jouée live ( très très fort...) sur scène font de ses spectacles une expérience jubilatoire.
Political Mother, la création 2010 du chorégraphe, plonge les dix danseurs et les sept musiciens dans une sorte de transe obsessionnelle évoquant tour à tour la danse traditionnelle, les processions religieuses, les défilés militaires ou les meetings politiques !
C'est fort, puissant, rock, contestataire ! Le public a longuement applaudi, debout après 1h10 épuisante pour les artistes...et le public.
Mardi soir, au Colisée de Roubaix, un classique de comédie : La serva amorosa.
Riche marchand de Vérone, le vieil Ottavio a épousé en secondes noces Béatrice, femme terrifiante et cupide, qui a renvoyé le fils d'Ottavio pour favoriser le sien. Heureusement, la servante Coraline va user de mille stratagèmes pour remettre les choses -et les gens- à leur place.
Comédie joyeuse et rythmée de Carlo Goldoni ( le " Molière" italien ) "La Serva amorosa" réunit une sacrée brochette d'acteurs. Claire Nadeau est parfaite en dragon ( Molière 2010 du meilleur second rôle ), Clémentine Célarié, vive et maligne réjouit en servante fidèle, Robert Hirsch enfin se taille la part du lion. Un grand gosse de 85 ans qui piaffe, s'amuse, rit sous cape et déploie tout un arsenal de mimiques délirantes. La pièce, mise en scène par Christophe Lidon dans un joli décor suscite de grands bravos depuis sa création, en septembre 2009.
Avis aux gourmands !!
Reportage à la maison Meert, une des pâtisseries lilloises les plus célèbres, renommée pour ses gaufres fourrées à la vanille, dont la recette et la fabrication sont restées fidèles au siècle passé.
Après un premier aperçu du magasin classé monument historique en compagnie du responsable , nous découvrons les cuisines où les employés fabriquent les gaufres dans le respect de la tradition et sans aucune automatisation.
N'oublions pas que la maison Meert était fournisseur officielle à l'Elysée du temps du général De Gaulle...Tante Yvonne adorait les gaufres !
Hier soir, dans la salle de l'Opéra de Lille, la chorégraphe belge Anne Teresa De Keersmaeker présentait son spectacle " En atendant", spectacle présenté pour la première fois, cet été, au Cloître des Célestins en Avignon.
Avec "En Atendant", elle s'attaque à un genre musical qu'elle n'avait jamais osé abordé.
"Ars Subtilior" est un courant musical de la fin du 14ème siècle qui s'est entre autre développé à la cour des papes d'Avignon. Le titre du spectacle est le titre d'une
ballade de Filippo da Caserta datant de cette époque (un titre écrit en vieux français d'où l'absence d'un deuxième "t" à "atendant").
Lors de la présentation de la pièce en Avignon ( voir video ci-dessous ), dans des conditions d'éclairage naturel le soir à la tombée de la nuit ,les critiques furent toutes très enthousiastes. La question était de savoir si la même émotion était transportable dans une salle de
spectacle classique avec d'autres impératifs techniques. Et il faut bien dire que le pari est réussi.
Les danseurs vêtus de noir avancent en cadence, par vagues successives, emmêlés, frottés, cognés les uns aux autres. Le plus souvent d'un seul corps, qui donne ainsi une puissance à ce ballet dans lequel la musique jouée sur scène épouse à merveille le mouvement.
Parfois le silence prend le pas, donnant alors toute sa place à la perfection physique.
Roubaix, ce samedi soir...
Luigi (Edouard Baer) et sa troupe de comédiens se
voient contraint par la crise (la fameuse !) de transformer en quelques
heures une salle de théâtre en déshérence, en restaurant à la mode.
Un restaurant ! Le cœur du cyclone ! Là où se posent les questions les plus essentielles de notre époque.
Pourquoi est-ce que “les vaches qu’on aime, on les mange quand même” ?
Peut on manger du porc avec n’importe qui ? Pourquoi cette fille à la table à
coté est elle plus jolie que moi ?
Entrez dans les coulisses d’un restaurant, là où rien ne se perd,
tout se mastique ! Une histoire où on espère le client, le beurre et
l’argent du beurre !
Acteurs, spectateurs, plats en sauce, clients,piliers de bars…
Une population bigarrée se presse, se croise, se bouscule dans ce restaurant théâtre où l’enthousiasme renait.
Il ne faut pas s'attendre à une pièce classique, mais plutôt à ducafé-théâtre, cabaret avec chansons et musiques à l'envi.
Deux bonnes heures de gags loufoques et de scènes cocasses servies par un texte intelligent.
Édouard Baer s'est entouré d'acteurs complices ( Jean Benguigui, Atmen Kelif..) qui s'amusent autant que le public.