Y'a de la musique !
Y'a des images !
C'est le résumé en 15'10 de notre semaine hongroise.
Dernier coup d'oeil derrière le rideau de fer !
Lorsque le régime a relegué la dictature du prolétariat aux oubliettes, les effigies des inspirateurs du communisme ont été déboulonnées ( et non cassées comme dans les autres capitales de
l'europe de l'est ).
Elles forment aujourd'hui l'essentiel d'un musée en plein air tout à fait insolite, lieu de mémoire et de dérision. Ces dizaines de "prolétaires triomphants" et " angéliques soldats soviétiques"
forment un cimetière symbolique passionnant pour comprendre l'art réaliste socialiste et pour apprécier la démesure de la propagande.
Achevé en 1902, le Parlement de Budapest s'inspire du palais de Londres. Sa façade monumentale surplombe le Danube. Il contient le sceptre et la couronne de Saint Etienne à la
croix penchée, symbole de la Hongrie. Bâtiment très imposant, le Parlement hongrois renferme un dédale de 691 salles et 20 km d'escaliers.
Le
parlement vu de Buda
La
couronne à croix penché et le sceptre
D'autres photos du Parlement ici :
Budapest---le-Parlement
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- l'Opéra de Budapest : L'Opéra national de Budapest est renommé notamment pour la défense du répertoire hongrois de ballet et d'opéra. Pour la petite histoire, l'Emperereur François-Joseph décréta sa construction mais en
interdisant que le bâtiment soit plus grand que l'Opéra de Vienne. Son souhait fut respecté mais, en revanche, les architectes et décorateurs prirent un malin plaisir à le décorer plus
somptueusement que son cousin autrichien.Ne manquez pas, pour les fans, de vous asseoir dans la loge de Sissi !
Pendant la seconde guerre mondiale, le ghetto de Budapest fut établi tout autour de cette synagogue.
Franz Liszt (lors de l'inauguration) et Camille Saint Saëns y ont joué de l'orgue.
Le Raoul Wallenberg Emlékpark (parc de mémoire) dans la cour arrière abrite le Mémorial des Martyrs juifs hongrois (600 000 Juifs hongrois ont été assassinés par les Nazis) en
même temps qu’un mémorial dédié à Wallenberg et à d'autre Justes. A noter l'implication particulière de l'acteur américain d'origine hongroise Tony Curtis qui a financé nombre de projets et de
restaurations.
D'autres photos de la grande Synagogue ici :
Budapest--la- Synagogue
les bains Széchenyi
Du 21 au 28 février dernier, nos chemins nous ont conduit vers Budapest.
Une semaine au coeur de la capitale hongroise, une semaine entre soleil, neige et pluie, une semaine
dans une ville, certes moins immédiatement fascinante que Prague mais qui au fur et à mesure des jours nous montre ses plus beaux atours.
Surnommée la perle du danube, Budapest est une ville où les cicatrices de l'histoire, souvent tragique, sont encore très présentes, une ville vivante mais duale, très différente
en fonction de la rive du danube sur laquelle on se trouve.
Le Danube et au fond, le parlement hongrois.
La capitale de la Hongrie fut créée en 1873, par l’unification de trois villes, Pest, Buda et Óbuda. Elle fut baptisée Budapest et devint bientôt une métropole.
Le site où se trouve la ville est peuplé depuis les temps les plus anciens de la préhistoire. Son relief est dominé par le Danube qui sépare les collines de Buda de la plaine de
Pest. C’est un endroit où toutes les grandes routes du pays se croisent.
Budapest devint très vite une métropole.Son histoire est très riche et la ville fut - trop - souvent une terre d'invasion pas forcément amicale et bien
intentionnée.
Les festivités du millénaire de la Conquête magyare ( les Magyars sont le principal groupe ethnique constitutif de la Hongrie ) donnèrent un nouvel élan à ce progrès : on y
installa le premier métro du continent ( avant Paris !! ) appelé aujourd’hui « le petit métro », les rue furent pavées, munies d’éclairage public, la première société de service des eaux fut
fondée , la ville fut canalisée. Le tramway à chevaux céda sa place au tramway électrique.On n'hésitait pas, alors, à la comparer à Paris.
Dominée par la colline du Mont Gellert et le Palais Royal, la ville est partagée du nord au sud par le Danube et vous offre, du belvédère de la terrasse du
Bastion des pêcheurs (coté ouest ou rive droite) une vue incomparable sur l'ensemble de la ville.
Dominant la ville, le Château de Buda ou Palais Royal est la curiosité touristique de Budapest la plus connue et une des plus visitées.Il fut construit par l'empereur
François Joseph ( vous savez, le mari de Sissi !! )en 1890
Une des façades du Palais Royal
D'un côté du Danube: Buda, quartier résidentiel, et de l'autre côté du
fleuve, relié notamment par le Pont de Chaînes: Pest, la ville commerçante et administrative.
La ville et le Danube, vus du " Bastion des pêcheurs"
Quelques
" Traban" circulent encore.....
Quelques lieux marquants de notre voyage :
- Les super gateaux des salons de thé : les hongrois sont très très friands de gateaux en tout genre. Un des monuments de Budapest est le salon de thé " Gerbeaud"
- Les budapestois adorent les bains. Il existe dans la ville même beaucoup d'établissements thermaux. 123 sources sont ainsi exploitées et pour certaines, depuis le monde
antique.Elles traitent de nombreuses affections et alimentent des bains et des établissements thermaux aux décors somptueux. On peut les visiter, et en toute saison y passer d'agréables moments
ll y en a pour tous les prix et pour tous les goûts. Nous en avons " gôuté " trois ( un article entier y sera consacré )
- Le musée de la terreur : Tant par le bâtiment sombre et triste que par le contenu qui plonge de manière parfaitement réaliste et sincère dans le Budapest occupé
par les nazis, puis sous le communisme. Installé dans les anciens locaux qui servaient de quartier général aux nazis hongrois durant la seconde guerre mondiale, puis à la police politique
communiste, le bâtiment suffit à lui seul pour la terreur de l'époque.
Et oui, il avait neigé !!!!!
D'autres photos ici :
Budapest
A suivre, d'autres articles et photos.
- Les bains de Budapest
- Le parlement, l'Opéra et la synagogue.
- Le parc du Memento,
Le Plessis Dorin été 2005
Vidéo envoyée par Fredernet
Fort mahon : les dunes
Située sur le littoral de la Manche et dotée d'une superbe plage de sable et de massifs dunaires, Fort Mahon est depuis 2006 classée station balnéaire .
L'immense milieu dunaire de Fort-Mahon-plage et environs fait face à la Manche et entoure également toute la commune. Les dunes de sable possèdent un exceptionnel biotope Le milieu dunaire est
particulièrement sensible aux assauts du vent. Le milieu dunaire propose une flore, une faune ( lapin, écureuil, sanglier, oiseaux...) et un relief particuliers et fort intéressants, qu’il
convient bien sûr de respecter.
Afin de ne pas marcher n'importe où et de respecter au mieux l'environnement, il est préférable de découvrir le milieu dunaire de Fort-Mahon-Plage en suivant un circuit découverte proposé dans le
cadre de l'ouverture au public de terrains acquis par le Conservatoire du Littoral (Ce circuit se trouve vers la baie d'Authie, à deux pas du centre équestre - se renseigner sur place).
Un parcours qui permet de découvrir les dunes, le sentier du Royon, (4km, 1 h 30), permet de rallier la commune toute proche de Quend-Plage et le village de Belle-Dune avant, pourquoi
pas, de revenir par la plage.
Pas très loin de Fort Mahon, se trouvent les ports du Crotoy et de Saint Valéry sur Somme
Le Crotoy a comme principale activité la pêche ( pêche en mer et surtout pêche à pied pour les coques, salicornes et, depuis 1981, la culture de la moule de bouchots). La
chasse aux gibiers d'eau est la principale activité de distraction pour ses résidents. Soit à la botte soit à la hutte.
Le Crotoy vit chaque année un évènement suivi par des milliers de personnes, celui de la transhumance des moutons de prés salés de la baie de Somme, que les éleveurs font remonter de leurs pâtures salées de la Baie sur la terre ferme afin de les mettre à l'abri pour l'hiver. C'est l'occasion d'une grande fête sur le port avec notamment des stands d'éleveurs locaux qui présentent leurs produits. Réputé pour son goût et sa finesse, l'agneau de prés salés de la Baie de Somme est une appellation d'origine contrôlée (AOC).
Le crotoy
Saint Valéry sur Somme est un port de plaisance et de pêche, même si cette dernière activité perd de l'importance. En effet, l'ensablement de la baie de Somme oblige les pêcheurs
à aller au large et à quitter la baie, ce qui raccourcit d'autant la durée de la journée de pêche.
St Valéry sur somme
Toutes les photos sont ici :
Fort-Mahon-Cote-Picarde
Si je vous dis " Le nom de la Rose" , film de Jean Jacques Annaud tiré du roman d'Umberto Ecco....vous connaissez sans doute !
Et bien, si vous passez par " La Couvertoirade" en plein milieu du plateau du Larzac, vous aurez l'impression de vous retrouver dans une scène du
Film...surtout si, comme nous, vous y passez hors saison alors que touristes et boutiques de souvenirs ont fait place aux premiers frimats de l'automne.
Petite historique du lieu :
Le nom de Cubertoirata apparaît dès le 11eme siècle lors de la délimitation des territoires appartenant à l'abbaye de Gellone , à Saint Guilhem le
désert aujourd'hui.
Depuis le 12e siècle , les Templiers sont installés sur le Larzac et à La Couvertoirade. Leur implantation est due d'une part à la proximité de routes permettant de descendre vers la côte méditerranéenne pour s'embarquer vers l'Orient et la Terre sainte , d'autre part à des donations.
La Couvertoirade constitue dès l'origine pour les Templiers un centre d'exploitation agricole. Ils cultivent sur ses terres du blé, élèvent des chevaux (pour la guerre) et des ovins (pour la viande, les peaux, le lait). Un village se crée lentement autour du château, encore visible de nos jours.
En 1312, l'ordre du Temple est dissous. L'ensemble de leurs biens revient aux Hospitaliers qui deviennent les nouveaux maîtres de La Couvertoirade. La bourgade compte 135 feux en 1328 , soit environ 800 personnes.
Au milieu du 14eme siècle , les "Routiers" (des brigands de grand chemin) pillent le Larzac. Par crainte de ces bandes armées, les villageois finissent par fortifier La Couvertoirade de 1439 à 1445 . Malheureusement le village s'est déjà fortement dépeuplé.
A ce siècle de fléaux, succède un siècle de repeuplement et de reconstruction dont témoignent de nombreuses maisons ayant conservé des éléments de la fin du 15eme au début du 16eme siècle.
En 1562, au début des guerres de Religion , les Huguenots tentent de prendre La Couvertoirade mais en vain.
En 1702 les habitants s'arment et restaurent les portes par crainte des camisards , mais le village ne sera plus jamais attaqué.
Malgré les épidémies et les disettes, s'instaure une certaine prospérité. En 1768 La Couvertoirade est érigée en commanderie indépendante, octroyée au chevalier Riquetti,
baron de Mirabeau, déjà commandeur de Sainte-Eulalie.
Mais la Révolution confisque bientôt toutes les possessions hospitalières. Au 19eme siècle, le village est touché par l'exode rural. Depuis, La Couvertoirade revit grâce à son passé prestigieux et au tourisme.
Petite publicité pour des gîtes et meublés de tourisme à 2 pas de la couvertoirade :
le lien est ici : http://chez-fanchon.wifeo.com/