1981 : La télévision régionale fait le point sur les importants travaux du Métro lillois, le VAL : 1er métro entièrement automatique au monde qui sera inauguré
en 1983.
Etonnante visite des chantiers de construction de quelques stations de métro : Wazemmes, République et son petit théâtre de Plein Air, Lille Flandres, Caulier, Hellemmes, Quatre cantons. Puis
embarquement dans une rame de ce métro automatique pour parcourir la première ligne .
Bernard GUILLEMINOT nous explique que le constructeur doit encore travailler à la réduction du niveau de bruit, puis il nous présente l'opération portes ouvertes, qui permettra aux lillois de
connaître leur métro.
Poursuivons notre voyage à travers le temps dans cette bonne ville de Lille.
Et ce n'est pas une des cartes postales les plus gaies que je vous propose aujourd'hui .
1944 : Images de ruines et de sinistrés dans les faubourgs de Lille, à Lomme, après de nouveaux bombardements de l'aviation alliée le 11 avril sur la gare de Lomme Délivrance.
Les maisons d'habitation ont été touchées et on a relevé plus de 400 morts et de nombreux blessés.
Carte Postale télévisuelle de Lille en 1968, époque où la ville était beaucoup moins touristique.
Christiane RABRIEGA présente la statue du petit Quinquin, le palais Rihour, l'hospice Comtesse, le tribunal, la porte de Paris, la salle Salengro, les immeubles modernes de Saint Sauveur , les
barres des Biscottes, bref ce qui se faisait de mieux, à l'époque, entre ville ancienne et ville nouvelle.
Vous noterez, au passage, que certains édifices ont disparu...et pas forcément les plus anciens.
Vu, samedi soir, au Colisée de Roubaix, la superbe pièce " Le diable d'homme", d 'Antoine Rault avec l'époustouflante (
le mot n'est pas trop fort) interprétation de Claude Rich dans le rôle du Cardinal Mazarin.
Paris, 1658. Le Cardinal Mazarin, parrain et mentor du jeune roi Louis XIV, prépare la paix des Pyrénées, qui mettra fin à la guerre avec l'Espagne : il enjôle la
reine mère, Anne d'Autriche (Geneviève Casile, parfaite ), régente du royaume ; il calcule, il combine et il s'enrichit.
La paix sera bientôt scellée par le mariage de Louis avec l'infante d'Espagne Marie-Thérèse, mais le jeune coq s'est amouraché d'une des nièces du cardinal, Marie
Mancini .
Bref, il faut qu'il épouse Angela Merkel, pas Carla Bruni, et qu'il apprenne son métier de roi !
La pièce s'attache à montrer les fragilités des uns et des autres face aux dures lois de la politique. Le public retrouve dans les dialogues des situations actuelles : les caisses de l'Etat
sont vides , les hommes politiquent promettent mais ne tiennent pas leurs promesses,
C'est aussi une leçon de crépuscule : Mazarin sent que son corps l'abandonne tandis que Colbert guigne sa place. Claude Rich ,même en cabotinant parfois,
met de la grâce et de la distinction dans son personnage de canaille rusée, roublard.
Les décors ( simples mais étonnants ), les costumes et la mise en scène ajoutent au bonheur du spectateur.
La salle finit debout en une ovation bien méritée
Samedi soir, Générale de la nouvelle création de l'Opéra de Lille : Eugène Onéguine de Tchaïkovski.
Créé en 1879 au Théatre Maly de Moscou, chef-d’œuvre d’une tendresse musicale hors normes et d’une sensibilité extrême, Eugène Onéguine (en russe Евгений Онегин ;
prononcer Ievguenī Onieguine), est de ces quelques opéras « à part ».
Alors que ses contemporains composent des opéras toujours plus héroïques, épiques et grandiloquents, Tchaïkovski adapte en musique un roman intimiste de Pouchkine, bijou de finesse,
d’amour et de haine, de bonheur et de désespoir.
Eugène Onéguine fait basculer les destins. À peine croise-t-il le regard de Tatiana qu’elle tombe amoureuse et lui écrit une lettre fatale dont elle ne se remettra jamais.
Pour un conflit qu’il sait stupide, il provoque en duel son ami Lenski et le tue. Après l’exil, Onéguine retrouve Tatiana dont il tombe éperdument amoureux, mais il est trop tard !
L'oeuvre est L'opéra d'un amour manqué, d'un adieu à la jeunesse définitivement disparue, sans doute assez représentatif de l'âme russe de cette fin du XIXe siècle.
Cette histoire de jeunes gens et de leurs folies de jeunesse, dirigée par Pascal Verrot à la tête de l’Ochestre de Picardie, est racontée par des chanteurs russophones qui ont
tous l’âge de leur rôle. Le rôle-titre est tenu par AudunIversen, qui fait à cette occasion ses débuts en France. Tatiana est Dina Kutznetsova, qui après des études aux États-Unis débute une carrière internationale de Covent Garden à l’Opéra de Chicago ;
Lenski est un jeune ténor de Moscou, Sergei Romanovsky ; Olga, la britannique Louise Poole, et le polonais Wojtek
Smilek chante le Prince Gremine.
La mise en scène , très classique mais efficace, a été confiée à Jean-Yves RUF. Pascal Verrot dirige l'orchestre national de Picardie et sert admirablement la musique de Tchaïkovski.
Les voix sont magnifiques ( mention très bien à Dina Kutznetsova qui joue tatiana )
Costumes épurés, décors classiques (voilages blancs qui symbolisent la sensualité des étés russes et qui deviennent noirs après le duel ), sont la cerise sur le gâteau de ce spectacle d'une
grande qualité.
Représentations à l'Opéra de Lille, les 12,14,17,19 et 22 janvier 2010.
Plus d'infos et Réservations sur www.opera-lille.fr
Vu le film événement de la fin d'année 2009, AVATAR de James CAMERON, le réalisateur de titanic, Abyss,Terminator, Aliens...
L'action se déroule sur la planète Pandora et traite du choc entre des humains venus ici exploiter un minerai rare et susceptible de résoudre la crise énergétique sur terre (nous
sommes en 2154), et la population autochtone, les Nav'i qui vivent en parfaite symbiose avec leur environnement et tentent de se défendre face à l'invasion.
Un programme est créé par les terriens, le programme "Avatar " qui va leur permettre de contrôler des corps Na'vi clonés associés à des gènes humains, afin de s'insérer dans la population et de
tenter de négocier avec elle, dans la mesure où le clan « Omaticaya » est installé dans un gigantesque arbre-maison situé sur un des principaux gisements de ce minerai
dénommé Unobtanium. Le personnage central de l'histoire est Jake Sully ( le très mignon acteur Sam Worthington, un temps pressenti pour remplacer Pierce Brosnan
dans James Bond ) , marine paraplégique qui, via son avatar, va devoir choisir son camp... avec le destin de la planète en jeu.
Ce film est l'un des plus coûteux de toute l'histoire du cinéma ( le budget d'Avatar s'élève à cinq cent millions de dollars ) mais son succès public fulgurant lui permet de dégager des
bénéfices après dix jours d'exploitation.
Disons le tout de suite : je ne suis pas fan des films " héroic fantasy" qui font la part trop belle aux effets spéciaux au détriment de l'histoire, des acteurs ou du scénario.
AVATAR est autre chose : L'histoire est très bien écrite et se tient ( même si elle peut paraître simpliste au départ : les méchants blancs occidentaux qui envahissent une
planête habitée par de gentilles créatures proches de la nature ) ;
Les effets spéciaux ( l'essentiel du film est tournée en images de synthèse ) sont époustouflants ; la 3D nous plonge au milieu de l'action ( Il faut voir le film avec les lunettes 3D mais
toutes les salles ne proposent pas cette version ) ; la BO est de toute beauté .
On est surpris, on rit, on est ému, on se prend d'amitié pour certains personnages.
Certes, on est à Hollywood : les bons sont très bons, les méchants très méchants et la fin est....chuttt, je ne vous en dis rien.
Saluons la présence de Sigourney Weaver, rescapée des "Aliens" et toujours à l'aise dans ce type de rôle.
Ce film est, en outre, une ode à l'écologie : l'homme a épuisé les ressources naturelles de sa planête et colonise, à tout prix, d'autres mondes à son propre profit. Quelles que soient les
conséquences !!! Ca ne vous rappelle rien ?
Un AVATAR 2 et un AVATAR 3 sont déjà prévus ( la fin du film est largement ouverte ) et les recettes colossales du film font que c'est inévitable...
Le DVD est, d'ores et déjà, prévu pour avril 2010.