Suite de nos petites pérégrinations culturelles qui peuvent vous donner envie de voir - ou de ne pas voir - un spectacle !
- Samedi dernier à l'Opéra de Lille, le spectacle déjanté de la chorégraphe sud africaine Robyn ORLIN
" Daddy, I've Seen this Piece 6 Times Before and I still Don't Know why they are hurting each other "
Ce spectacle, dont vous pouvez voir un extrait ci-dessous, est une pièce pour six danseurs, créée à Johannesburg en 1998, est l'œuvre qui a propulsé Robyn Orlin sur le devant de la scène en Europe.
Elle dit la complexité d'un "vivre ensemble" à laquelle se confronte aujourd'hui l'Afrique du Sud.
Pas vraiment de la danse, pas vraiment du théatre..considérons plutôt ce
spectacle comme une performance qui tourne en dérision le ballet classique, importation coloniale soutenue durant l'Apartheid par le gouvernement blanc nationaliste. Mais il est aussi question,
dans ce saugrenu collage de saynètes, de la complexité d'un "vivre ensemble" que la mosaïque sud-africaine tente aujourd'hui d'inventer.
On a, en tous cas, beaucoup aimé !
un motet (diminutif de "mot") étant une composition musicale apparue au 18eme siècle,généralement religieuse, courte et écrite sur un texte en latin.
Superbe occasion d'écouter à nouveau l'excellent "Concert d'Astrée" d'Emmanuelle Haïm et surtout l'occasion de découvrir un compositeur méconnu, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, qui a vécu à Lille et qui a donné à la musique baroque des morceaux d'anthologie.
Ci-dessous, le " Dominus Regnavit"
- Traversons une bonne partie de la planête et, vendredi soir, c'est en Inde que nous nous sommes retrouvés ou plus exactement dans le Manipur, région située entre la Birmanie et le Bengladesh.
C'est en effet à un spectacle de "Musiques et danses du Manipur" que nous conviait l' Opéra de Lille.
Le Manipur est encore considérée comme "sensible" par les autorités. Les personnes étrangères, touristes compris, ne peuvent s’y rendre que pour une durée limitée et dans des conditions restreintes. Le fait qu’une troupe d’une vingtaine de personnes se produisent en France est donc plutôt exceptionnel.
Plus de 20 danseurs et musiciens sur scéne ! Oubliez le divertissement bollywoodien, il est bien ici question de religion. Et tout d’abord, de Pala Kirtana. Ce rituel, exclusivement interprété par des hommes, est exécuté à toutes les étapes de la vie (naissance, âge adulte, mariage, mort). Il alterne chants ponctués par de petites cymbales et sessions de tambours. Energiques et impressionnants par leur maîtrise du rythme, les percussionnistes sont sans conteste les stars du spectacle.
Puis, place est faite aux femmes. Au Rasa Lila plus exactement. Il s’agit d’une danse traditionnelle qui conte la romance du dieu Krishna et d’une bergère qui deviendra sa favorite, Radha. Au Manipur, le Rasa Lila, toujours interprété aujourd’hui sur le parvis des temples, se doit avant tout d’être harmonieux. Les danseuses effectuent une série de mouvements circulaires, évitant tout mouvement brusque.
Un extrait vidéo ci-dessous.